| [The Castle of Bouillon] | [History of the Duchy of Bouillon] | [Bouillon, une journée bouillonante d'histoire] | [Documents relatifs au duché de Bouillon, 1484-1825] |
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Situation géographique Bouillon
se situe dans les Ardennes belges, en province du Luxembourg. C'est une petite ville
frontalière de la France. C'est à 15 km de Sedan, à 100 km de Namur, à 200 km de
Bruxelles et à 250 km de Paris. |
BOUILLON |
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Le duché de Bouillon
Les origines du duché de Bouillon remontent à l'empire romain. A plusieurs reprises, la Semois a été utilisée comme frontière:
Donc le site de Bouillon occupe une position
excentrique dans les circonstances politiques et religieuses de l'époque. Ces frontières
naturelles créent les conditions lointaines de la formation de la ville et du château.
La première fonction historique du château
fut de garder le passage entre le sud et le nord, entre la Haute et la Basse Lotharingie.
Circonstances : après le traité de Verdun (843), le royaume de
Lothaire situé entre la «Francia occidentalis» (futur royaume de France) et la
«Francia orientalis» (futur empire d'Allemagne), groupait les régions d'entre
deux que l'on appela du nom de son roi : le royaume de Lothaire.
En 900, des rivalités politiques éclatent. Le
royaume est divisé en Haute et Basse Lotharingie.
Le premier gouverneur (ou duc) de Basse Lotharingie est Godefroid, comte de Verdun ou d'Ardenne. Il gouverne de 959 à 964.
Telle semble être l'origine du château et de
la terre souveraine de Bouillon. Cette succession de faits nous conduit au Xème siècle.
L'année 988 est reprise par les textes : il s'agit de la première mention certaine de
Bouillon. Quant au château, il est mentionné de façon certaine pour la première fois
en 1050. A partir du Xème siècle, trois grandes familles se succèdent à la tête du
duché.
De 959 à 1095 : la famille d'Ardenne -
Verdun. Déjà propriétaire de l'alleu de Paliseul, la famille d'Ardenne - Verdun
quitte ce "petit palais en Ardenne" (trop peu fortifié) au profit de Bouillon
situé à un endroit plus escarpé. Le dernier duc de la Maison d'Ardenne est Godefroid de
Bouillon (1061-1100). Avant de partir pour la croisade dont il ne reviendra pas, il engage
son château et se terres de Bouillon à Othbert (prince-évêque de liège) afin de
réunir les fonds nécessaires à son expédition.
De 1095 à 1678 : les princes-évêques de
Liège. Cette période est sans doute l'une des plus troublées qu'ait connu le duché
de Bouillon. En 1430, l'évêque de Liège nomme gouverneur de Bouillon, le comte Evrard
III de La Marck. Famille très ambitieuse, les La Marck intriguent continuellement.
En 1521, Robert II de La Marck déclare la guerre
à Charles Quint. Celui-ci ravage le duché.
Sous Louis XIV, on remit le château en état et
on éleva de nouveaux remparts; il reste de cette enceinte plusieurs bastions.
En 1552, la ville de Bouillon est conquise par
les armées françaises. Le roi donne le château à la famille des La Marck.
Le 9 avril 1559, le traité de Cateau-Cambrésis
rend Bouillon aux princes-évêques de Liège, tout en réservant à la famille des La
Marck la faculté de faire valoir ses droits.
En 1591, Henri de La Tour d'Auvergne (père du
grand Turenne) épouse Charlotte de La Marck. Il revendique le titre de duc de Bouillon
acquis par son mariage.
De 1678 à 1795: la famille des La Tour
D'Auvergne.
En 1651, les La Tour d'Auvergne obtiennent la
promesse d'être mis en possession de Bouillon si le roi conquiert le duché.
En 1676, entrée à Bouillon des troupes du roi
de France, Louis XIV (après le simulacre de siège exigé par le gouverneur liégeois,
qui voulait ainsi sauver son honneur).
Le 1er mai 1678, par arrêté royal confirmé par
les traités de Nimègue (1679) et Rijswick (1697), Louis XIV se réserve le droit de
mettre des garnisons au château de Bouillon. Il remet la ville et le duché de Bouillon
à Godefroid-Maurice de la Tour d'Auvergne, du de Bouillon.
Le protestantisme se répand. Dès la fin du
16ème siècle, les princes-évêques de Liège avaient dicté des sanctions très
sévères à l'encontre des adeptes de la Réforme.
Dès 1789, un jeune bouillonnais,
François-Gérard PIRSON, se rend à Paris pour suivre l'évolution des troubles d'où
devait sortir la France républicaine. De retour dans le duché, il réclame la fusion des
classes, l'égalité devant la loi, la liberté et le bonheur de tous.
Une «Assemblée Générale» est constituée.
Elle décide de renverser la féodalité dans le duché.
Le duc Godefroid-Charles-Henri de La Tour
d'Auvergne, qui vient très rarement dans le duché légitime cette «Assemblée» où des
députés sont élus. Mais le climat se détériore, les difficultés économiques
s'accroissent.
1793 fut une année sombre dans le duché. Une
«société populaire», calquée sur le «comité révolutionnaire français», fait
régner la terreur.
1794, «l'Assemblé nationale bouillonnaise» a
des difficultés. Tout ce qui rappelle la féodalité est saccagé. On parle de guillotine
; les biens de l'Eglise sont partagés ou détruits.
« Vive lar République, à bas les tyrans et les
despotes ! ». Une même ardeur unit les participants. Sous la direction de deux membres
de l'Assemblée, tous les signes aristocratiques sont brûlés.
Le 7 février 1794, le duc Jacques-Léopold est
arrêté. Aussitôt est formée l'Assemblée extraordinaire des représentants du
peuple bouillonnais.
Le 24 avril, la République bouillonnaise est
proclamée.
Le 19 mai (le 30 Floréal An II), les Français
et les Autrichiens engagèrent à l'aube sur les hauteurs entre Bellevaux et
Noirefontaine, un effroyable combat qui ne s'acheva que sous les murs du château féodal
de Bouillon. Cet épisode est appelé "Le combat des Longs Champs" et est
présenté par des historiens français comme "l'Affaire de Bouillon".
Extrait de l'ouvrage de Charles Pilard «Souvenirs d'un vieux Sedanais» :
Le général autrichien De Beaulieu qui campait au Grand Duché de Luxembourg et qui subit un prmier engagement et un premier revers le 17 avril à Arlon, reprit l'offensive, réoccupa la ville dans les derniers jours d'avril, puis se portant plus au nord, remporta quelques succès à la Géripont et à Fays-les-Veneurs, ce qui l'amena tout naturellement à entreprendre la conquête du Camp des Montagnards.